Les risques à nommer clairement
- Copie (capture d’écran, transfert, sauvegarde cloud).
- Conservation après une rupture ou un conflit.
- Fuite accidentelle (téléphone non verrouillé, notification visible).
- Diffusion non consentie, illégale, et jamais « de votre faute ».
Ce n’est pas pour interdire le partage entre adultes consentants : c’est pour décider en connaissance de cause.
Consentement : plus qu’un « ok » à l’envoi
Un consentement solide couvre au minimum : qui reçoit, pour combien de temps, s’il est interdit de capturer / transférer, et comment demander un retrait. Un oui pour une photo n’autorise pas une série ; un oui aujourd’hui n’autorise pas demain.
Bonnes pratiques avant d’envoyer
- Évitez le visage ou les éléments trop identifiables si ce n’est pas nécessaire.
- Préférez un canal privé et un téléphone verrouillé des deux côtés.
- Écrivez les règles (même en deux messages) plutôt que de les supposer.
- Ne partagez jamais sous pression, chantage ou urgence émotionnelle.
Retrait et contrôle
Demandez la suppression quand vous changez d’avis, et choisissez des outils qui rendent le retrait effectif. Amoris Secret est conçu pour le partage privé avec contrôle ; la page sécurité et la confidentialité détaillent le modèle. Complétez avec les gestes de base sur le téléphone (voir notre guide sur la protection des photos intimes).
Si une image circule sans accord
Documentez, demandez le retrait aux plateformes, et contactez les dispositifs d’aide (en France : 3018). Vous n’avez pas à gérer seul·e une diffusion non consentie.
L’accord en quatre questions avant tout envoi
- Réception : « As-tu envie de recevoir ce type d’image maintenant ? »
- Conservation : « Peut-elle rester sur ton appareil, et pendant combien de temps ? »
- Accès : « Qui d’autre pourrait voir ton écran, ta galerie ou tes sauvegardes ? »
- Suppression : « Comment me confirmes-tu qu’elle a été supprimée si je le demande ? »
L’autorisation de recevoir ne donne jamais celle de montrer, transférer, publier ou utiliser l’image dans un autre contexte. Une rupture ne change pas cette règle. Toute personne représentée doit être adulte et d’accord avec la prise comme avec chaque usage prévu.
Plan d’action si le contenu est diffusé
- Ne cédez pas au chantage et n’envoyez ni argent ni nouveau contenu.
- Conservez les preuves utiles : messages, pseudonymes, URL, dates et captures de la publication.
- Signalez le contenu à la plateforme et demandez son retrait ainsi que celui des copies.
- Sécurisez vos comptes : nouveau mot de passe unique, double authentification, sessions révoquées.
- En France, contactez le 3018 pour être accompagné·e et envisagez un dépôt de plainte.
Ne republiez pas l’image pour « prouver » sa diffusion et ne la transmettez pas à des proches. Stockez les preuves dans un espace restreint. La diffusion d’une image sexuelle sans l’accord de la personne est sanctionnée en France, y compris lorsque la prise initiale était consentie.
Ce que le retrait technique peut - et ne peut pas - faire
Une fonction de retrait peut bloquer l’accès dans un service, mais elle ne garantit pas l’effacement d’une capture, d’une sauvegarde ou d’une photo prise avec un autre appareil. Considérez le retrait comme une couche de contrôle utile, jamais comme une promesse d’effacement universel. Complétez-la avec les mesures de notre guide pour protéger les photos sur le téléphone.
Questions fréquentes
Avoir pris la photo signifie-t-il accepter son partage ? Non. L’accord à la prise et l’accord à la diffusion sont distincts.
Que faire en cas de menace de diffusion ? Interrompez le contact, gardez les preuves, sécurisez vos comptes et cherchez de l’aide ; ne payez pas.