Une définition opérationnelle
Pour un jeu, retenez ceci : le consentement est libre (sans pression), éclairé (on sait à quoi on s’engage), spécifique (oui à une chose n’implique pas oui à tout) et révocable (on peut arrêter à tout moment). Un silence, une blague gênée ou un « allez… » ne remplacent pas un oui.
Règles simples à poser avant de jouer
- Dire ce qui est OK, ce qui est peut-être, ce qui est non.
- Choisir un mot d’arrêt et le respecter immédiatement.
- Autoriser le « pass » sans justification.
- Vérifier à voix haute quand l’intensité change.
Pendant le jeu
Regardez les signaux : corps qui se ferme, rires nerveux, réponses trop courtes. En cas de doute, demandez. Arrêter pour vérifier ne « casse » pas l’ambiance : ça la rend digne de confiance. Après un stop, on ne négocie pas : on prend soin, on hydrate, on recentre.
Dans les apps Amoris
Les expériences Amoris Collection sont conçues autour de ce cadre : pouvoir ralentir, passer ou s’arrêter fait partie du design, que vous jouiez en local avec Play, que vous clarifiiez des envies avec Match, ou que vous jouiez à distance avec Vibe.
La méthode « demander, écouter, vérifier »
Demander : formulez une proposition précise plutôt qu’un vague « ça va ? » - « Est-ce que tu veux que je continue comme ça ? » Écouter : cherchez un oui libre et compréhensible, sans marchandage. Le silence, l’immobilité ou l’absence de refus ne sont pas un accord. Vérifier : redemandez quand l’activité, l’intensité ou le contexte change.
Le consentement concerne chaque étape. Avoir accepté de jouer, d’embrasser ou d’envoyer une image ne signifie pas accepter la suite. Il peut être retiré à tout moment, y compris au milieu d’un défi commencé.
Phrases simples à utiliser
- « J’ai envie de te proposer quelque chose ; tu peux dire non sans te justifier. »
- « Est-ce un oui enthousiaste, un peut-être, ou un non pour ce soir ? »
- « Tu veux continuer, ralentir, changer ou arrêter ? »
- « Merci de me l’avoir dit. On arrête, sans problème. »
- « Cette idée m’intrigue, mais je ne consens pas à la faire aujourd’hui. »
Si une personne est endormie, inconsciente, fortement alcoolisée, sous pression, menacée ou incapable de comprendre la proposition, elle ne peut pas donner un accord libre. Dans le doute, arrêtez et reportez.
Après un stop : la bonne réaction
Arrêtez immédiatement, créez de l’espace et demandez ce dont la personne a besoin : eau, calme, présence ou solitude. Ne réclamez pas d’explication à chaud. Plus tard, vous pourrez parler du cadre qui a manqué, sans transformer le stop en faute. La manière dont un non est accueilli construit la sécurité des prochains échanges.
Questions fréquentes
Un mot d’arrêt suffit-il ? C’est utile, mais pas suffisant : restez attentif aux changements de comportement et faites des vérifications verbales.
Peut-on changer d’avis après avoir dit oui ? Oui, immédiatement et sans devoir se justifier.